En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de Cookies pour nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus.J'accepte
Travailler Santé
 
Humanis

Optimiser la productivité et l’image de l’entreprise : les solutions possibles

optimisation production, gestion ressources humaines, développer le bien être au travail

Travail et santé entretiennent une double relation : d’une part, la santé est la condition d’un travail de qualité. D’autre part, le travail, effectué dans des conditions adéquates, est facteur de santé et de réalisation personnelle. Mais comment devenir une entreprise performante sur le plan social et, par conséquent, économique? 

Il existe des solutions pour les entreprises qui permettent d’optimiser la productivité tout en améliorant son image : elles doivent prendre en compte la santé des salariés.

Les législations des pays de l'Union européenne (UE) imposent de plus en plus aux entreprises d'intégrer les risques psychosociaux et le stress en milieu professionnel dans leurs politiques de prévention. Dès 2007, les consultations pour risque psychosocial sont devenues la première cause de consultation pour pathologie professionnelle.


Les solutions possibles

 
Le rapport Lachmann, Larose, Penicaud- remis au premier ministre en 2010- mettant en avant la notion de bien-être, posait le principe que le travail, effectué dans des conditions adéquates, est un facteur de santé et de réalisation personnelle.
 
Parmi des idées de solutions, les dix propositions qui suivent déclinent dans les différents aspects de la vie en entreprise l’idée selon laquelle la valeur d’une structure est celle des hommes qui la composent :
1. L’implication de la direction générale et de son conseil d’administration est indispensable.
L’évaluation de la performance doit intégrer le facteur humain, et donc la santé des salariés.
2. La santé des salariés est d’abord l’affaire des managers, elle ne s’externalise pas.
Les managers de proximité sont les premiers acteurs de santé.
3. Donner aux salariés les moyens de se réaliser dans le travail.
Restaurer des espaces de discussion et d’autonomie dans le travail.
4. Impliquer les partenaires sociaux dans la construction des conditions de santé.
Le dialogue social, dans l’entreprise et en dehors, est une priorité.
5. La mesure induit les comportements.
Mesurer les conditions de santé et sécurité au travail est une condition du développement du bien-être en entreprise.
6. Préparer et former les managers au rôle de manager.
Affirmer et concrétiser la responsabilité du manager vis-à-vis des équipes et des hommes.
7. Ne pas réduire le collectif de travail à une addition d’individus.
Valoriser la performance collective pour rendre les organisations de travail plus motivantes et plus efficientes.
8. Anticiper et prendre en compte l’impact humain des changements.
Tout projet de réorganisation ou de restructuration doit mesurer l’impact et la faisabilité humaine du changement.
9. La santé au travail ne se limite pas aux frontières de l’entreprise.
L’entreprise a un impact humain sur son environnement, en particulier sur ses fournisseurs.
10. Ne pas laisser le salarié seul face à ses problèmes. Accompagner les salariés en difficulté.
 
Le travail peut avoir des effets bénéfiques sur la santé mentale en renforçant le sentiment d’inclusion sociale, de statut et d’identité et en fournissant une structure temporelle. Inversement, de nombreux facteurs de risques psychosociaux au travail augmentent le risque d’anxiété, de dépression et d’épuisement professionnel.
 
Quand il s’agit de mettre des mesures en place afin d’améliorer la santé mentale au travail, les approches suivantes sont habituellement adoptées:
- l’organisation de «cercles de santé» pour détecter les problèmes, en discuter et trouver des solutions en faisant participer les travailleurs;
- la mise en place de politiques en matière de santé mentale et de questions connexes telles que la violence et le harcèlement au travail ou l’intégration des questions de santé mentale dans la politique générale de santé et de sécurité au travail de l’entreprise
- la formation des cadres leur permettant d’identifier les symptômes du stress chez les travailleurs et de trouver les solutions adéquates pour diminuer le stress de ces derniers la réalisation d'une enquête auprès des membres du personnel, à l’aide de questionnaires anonymes, afin de connaître leurs inquiétudes au travail;
- l’évaluation des mesures et des programmes mis en œuvre au moyen de retours d’information de la part des travailleurs;
- l’information, par des portails internet, de l’ensemble du personnel à propos de toutes les mesures et de tous les programmes mis en œuvre sur le lieu de travail et destinés à améliorer son bien-être mental;
- la participation des travailleurs à des formations ou des cours pour apprendre à gérer les situations de stress;
- la mise à disposition d’une assistance gratuite sur diverses questions de la vie privée ou professionnelle pour tous les travailleurs et, dans l’idéal, durant la journée de travail.
 
Promotion de la santé mentale au travail : bonnes pratiques - Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail
 
 
S'agissant des plus petites entreprises, La grille "Digest" est un outil de diagnostic de la gestion de la santé et de la sécurité au travail adapté aux entreprises de moins de 50 salariés (TPE voire PME). Il permet d'évaluer l'engagement de l'entreprise dans ses pratiques de prévention des risques professionnels. Il peut être utilisé par l'employeur mais également par un consultant qui accompagne l'entreprise.
 
Les entreprises doivent trouver les bonnes solutions pour améliorer la santé des salariés. Ces solutions auront un effet bénéfique.
 
 
Quelque soit la taille des entreprises, tous les chercheurs s’accordent à reconnaître que la gestion de la SST doit être perçue comme faisant partie intégrante de la structure de gestion globale et non comme un processus administratif distinct. Ils estiment que plus la SST est liée aux activités fondamentales d’une organisation, plus les performances de cette dernière en termes de SST seront positives en cas de changement au niveau de l’organisation : en raison, par exemple, de problèmes économiques, d’une fusion, d’une réduction des effectifs ou d’évolutions technologiques rapides. (Intégration de la SST dans la gestion d’entreprise)
 

 

Écrit par Docteur Vincent Bonniol
Créé le Dimanche, 28 Juin 2009 00:00
Mis à jour le Samedi, 04 Juillet 2015 08:20
 
 
Passer à l'action
EVALUER
Optimiser la productivité de l'entreprise
Cliquez ici

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.