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Le bien-être des apprentis : alimentation et activité physique

Santé et bien-être des apprentis : alimentation et activité physiqueLes apprentis, et notamment ceux de moins de 18 ans, ont souvent du mal à concilier les impératifs d’une bonne hygiène de vie aux impératifs professionnels, du travail scolaire et de la vie privée.
L’alternance cours-entreprise et la découverte du monde du travail perturbent les biorythmes des jeunes apprentis, surpris par ces nouvelles conditions de travail. Ils peuvent être alors confrontés au stress, à la fatigue, la démotivation ou toute autre difficulté liée à l’adolescence.


L’alimentation des apprentis
 

Une bonne alimentation permet de préserver sa santé. Il est donc nécessaire de considérer l’importance de l’alimentation des apprentits et des travailleurs, particulièrement des apprentis qui ont souvent du mal à gérer le rythme imposé par l’alternance des cours et du temps passé en entreprise.
 
Lorsqu’ils découvrent le monde du travail, les plus jeunes apprentis sont encore des adolescents. Les besoins énergétiques sont très variables d’un adolescent à l’autre. Ils varient en fonction du niveau de croissance et surtout de l’activité physique pratiquée. Les apports alimentaires doivent être adaptés aux dépenses.
 
Par ailleurs, c’est durant la période de l’adolescence que se construit l’identité d’une personne. Pour s’affirmer, certains adolescents peuvent par exemple déstructurer leur alimentation. Ces comportements peuvent poser problème chez ces jeunes travailleurs qui ont parfois des dépenses énergiques très importantes.
D’après une vaste enquête régionale sur la santé des apprentis menée en Nord-Pas-de-Calais réalisée en 2007, 23 % des apprentis ne prennent pas de petit-déjeuner de manière régulière et 19 % ont moins d’une demi-heure pour déjeuner durant leurs périodes en entreprise.

S’il n’appartient pas à l’employeur de veiller à l’équilibre alimentaire des salariés, il est cependant important qu’il mette à disposition des apprentis et travailleurs les moyens d’avoir une bonne alimentation en veillant par exemple à ce que le rythme et la durée des pauses soient adaptés aux contraintes du poste, à ce que les locaux réservés au repas soient propres et conviviaux ou encore à ce que des équipements indispensables comme le réfrigérateur ou le micro-ondes soient installés. Le service de santé au travail peut également afficher les conseils nutritionnels et organiser des réunions d’information.
  

Les addictions chez les apprentis et les jeunes travailleurs

 
L’addiction se caractérise par une dépendance, c’est à dire l’impossibilité répétée de contrôler un comportement et la poursuite de ce comportement en dépit de la connaissance de ses risques. Le plus souvent, l’addiction est liée à la consommation de produits tels que l’alcool, le tabac, les drogues ou les substances psychoactives. La consommation de ces produits, qu’elle soit occasionnelle ou régulière, peut nuire à la santé et à la sécurité des apprentis, notamment en modifiant la perception du risque, en augmentant la prise de risques et en diminuant la vigilance.
 
Les nouvelles responsabilités auxquelles sont confrontés les apprentis peuvent perturber leurs habitudes, les déstabiliser et ainsi altérer leur qualité de vie. Pour tenir le rythme, certains jeunes consomment des substances addictives.
 
Selon l’enquête régionale sur la santé des apprentis (Nord-Pas-de-Calais) de 2012/2013, les conduites addictives sont fréquentes chez les apprentis. Ils sont 75 % à consommer de l’alcool dont 53,6 % régulièrement. La consommation de tabac est également importante, 52% déclarent fumer, dont 78% au quotidien. L'usage du cannabis est rapporté par 19% des apprentis interrogés.
 
Selon les données 2012 de l’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies, 41,5 % des jeunes de 17 ans ont expérimenté le cannabis et 6,5 % sont des fumeurs réguliers, 3% ont expérimenté la cocaïne et 31,5 % sont des fumeurs quotidiens.
 

Un véritable mal-être s’installe dans la population des apprentis

 
Pressions professionnelles, nécessité d’adaptation aux changements … autant de situations favorisant le stress. Selon l’Agence Européenne pour la Santé et la Sécurité au Travail, un état de stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face. Le stress peut affecter la santé physique de l'apprentis, le bien-être et la productivité.
 
Le mal-être quant-à lui à des causes beaucoup plus diverses que le stress. Angoisse, manque de confiance en soi, mauvaise image de soi, difficultés à faire confiance à l’autre, solitude, difficulté à s’adapter, problèmes de communication avec ses parents ou les adultes, timidité… autant de raisons qui font qu’une personne se sent mal dans sa peau. Les conséquences de ce mal-être sont variables et peuvent aller d’un simple moment difficile à passer au suicide.
 
Gérer les cours, les responsabilités professionnelles et la vie personnelle s’avère difficile pour certains apprentis, notamment les plus jeunes. Les difficultés psychologiques, constatées fréquemment chez les jeunes, sont encore plus présentes chez les apprentis dont les conditions de travail sont particulières. L’enquête régionale sur la santé des apprentis (Nord-Pas-de-Calais) révèle que 95% des apprentis se déclarent heureux d’être en apprentissage et 93% disent aimer leur métier. Cependant, les problèmes de santé ou d’hygiène de vie qu’ils rencontrent s’avèrent préoccupants pour la plupart d’entre eux. Par ailleurs, nombreux sont ceux qui se sentent déprimés (46%) ou énervés (71 %) et rencontrent des problèmes d’ordre social et familial.
 
Le stress et le mal-être peuvent avoir des conséquences multiples sur la santé et la sécurité des apprentis. Prévenir et évaluer les difficultés psychologiques de ces jeunes travailleurs est essentiel pour l'entreprise, notamment pour réduire les risques professionnels.
 

La majorité des apprentis à une mauvaise qualité de sommeil

 
Le sommeil permet à l’organisme de se reposer et de se restaurer afin qu’il puisse fonctionner pendant la journée. Il favorise l’apprentissage et permet de rêver. Il est important d’avoir une bonne qualité de sommeil afin d’éviter la fatigue, la somnolence et la diminution de vigilance. Le sommeil influence la qualité de vie.
 
Le rythme de vie des apprentis favorise l’apparition de troubles du sommeil car les phases propices au sommeil ne sont pas respectées. Ce non-respect des rythmes biologiques peut entrainer une insomnie d’endormissement, plus ou moins associée à de la somnolence au cours de la journée, de la fatigue et des troubles fonctionnels. La privation chronique de sommeil occasionne des troubles de l’attention et du contrôle des émotions. L’enquête régionale sur la santé des apprentis a mis en évidence que les nouveaux rythmes de vie des jeunes apprentis entrainent chez eux une dégradation importante de la qualité du sommeil. En effet, 45 % d’entre eux déclarent souffrir de troubles du sommeil et 24% se sentent souvent fatigués.
 
Comment améliorer la qualité du sommeil des apprentis ? Alimentation, environnement, contrôle du stress…Les leviers d’actions sont nombreux. 
 
L’entreprise doit sensibiliser les apprentis, comme tous les salariés, aux risques liés au manque de sommeil et leur indiquer les bonnes attitudes à adopter :
- Ecouter son corps  et aller se coucher dès les premiers signes de fatigue ; veiller à se coucher et se lever à heures régulières
- Pratiquer la relaxation et pratiquer une activité physique régulièrement pour éviter le stress qui perturbe l’endormissement
- Maintenir la chambre à 19°C, mettre un éclairage léger et avoir une bonne literie, mais également éviter la musique trop forte, les jeux vidéo et la télévision avant l’endormissement
- Prendre un repas ni trop léger ni trop lourd qui se termine au moins deux heures avant d’aller se coucher ; éviter les boissons excitantes
 

L’activité physique participe au bien-être

 
L’activité physique permet de se maintenir en bonne santé physique et morale. Elle permet non seulement de maintenir son poids et de réduire le risque de maladies, mais également d’améliorer le moral, l’estime de soi, la concentration, de favoriser l’endormissement et de réduire le stress. Pratiquer une activité physique peut ainsi permettre aux apprentis d’améliorer leur qualité de vie.
 
Pour favoriser l’activité physique, si le travail de l’apprenti est sédentaire, l’entreprise peut lui dispenser quelques conseils simples comme :
- Profiter des pauses pour bouger
- Marcher et faire des mouvements simples de gymnastique
- Prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur
- Effectuer les petits trajets à pied ou en vélo.

 
 

 

Écrit par Docteur Vincent Bonniol
Créé le Mardi, 28 Décembre 2010 17:39
Mis à jour le Samedi, 04 Juillet 2015 12:54
 
 
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