Principaux facteurs de l'absentéisme au travail : maladie et vieillissement

L’absentéisme au travail peut être engendré par des causes et des facteurs divers. Ces derniers ont une influence sur la fréquence et le types d'absences.
Peuvent être listés comme facteurs principaux d'absentéisme : l'état de santé (maladie, inaptitude, etc.), la situation familiale (présence d'enfants en bas âge, membre de la famille à charge), les conditions de travail (relations avec les collègues, environnement propice au stress et aux troubles psycho-sociaux, aménagement des horaires, du poste de travail) et l’âge des salariés.
Principaux facteurs de l'absentéisme au travail : les facteurs familiaux
La vie personnelle, notamment familiale, peut imposer des absences professionnelles à répétition. Les couples dont les deux membres travaillent ou les familles monoparentales (mère ou père seul ayant un ou plusieurs enfants à charge), rencontrent certaines difficultés à concilier leurs obligations professionnelles et familiales. Un parent malade à la charge d’un salarié, une situation familiale dégradée (par un divorce par exemple), le décès d’un proche, sont autant de facteurs familliaux d'absentéisme possibles pouvant se répercuter sur la vie professionnelle et se manifester un absentésime au travail répété.
Le partage des responsabilités familiales dans le couple ne suffit pas toujours : une concertation entre les salariés et les employeurs peut permettre de réduire le taux d’absentéisme dans l’entreprise (aménagement des horaires, des rythmes de travail, mise en place de services pour les salariés).
La maladie est le principal facteur d'absentéisme pour laquelle les travailleurs s’absentent de leur travail. Les employés souffrant de problèmes de santé sont généralement plus souvent et plus longtemps absents de leur travail. Un salarié peut bénéficier d’un arrêt de travail en cas de maladie ou d’accident et être indemnisé sous certaines conditions. Le salarié reste soumis à certaines obligations : il doit avertir son employeur de son état de santé et justifier son absence par un certificat médical. Si ces obligations ne sont pas respectées, le salarié prend le risque de sanction voire d’un licenciement.
En cas de maladie ou d’accident, le salarié en arrêt de travail perçoit des indemnités journalières de sécurité sociale. Un complément de salaire versé par l’employeur peut s’ajouter, notamment si le salarié justifie d’une année d’ancienneté dans l’entreprise.
Le Code du travail précise :
- Article L1226-1 : Tout salarié ayant une année d'ancienneté dans l'entreprise bénéficie, en cas d'absence au travail justifiée par l'incapacité résultant de maladie ou d'accident constaté par certificat médical et contre-visite s'il y a lieu, d'une indemnité complémentaire à l'allocation journalière prévue à l'article L. 321-1 du Code de la Sécurité sociale, à condition :
- d'avoir justifié dans les quarante-huit heures de cette incapacité,
- d'être pris en charge par la Sécurité sociale,
- d'être soigné sur le territoire français ou dans l'un des autres Etats membres de la Communauté européenne ou dans l'un des autres Etats partie à l'accord sur l'Espace économique européen.
Ces dispositions ne s'appliquent pas aux salariés travaillant à domicile, aux salariés saisonniers, aux salariés intermittents et aux salariés temporaires.
Un décret en Conseil d'Etat détermine les formes et conditions de la contre-visite mentionnée au premier alinéa. Le taux, les délais et les modalités de calcul de l'indemnité complémentaire sont déterminés par voie réglementaire.
- Article R. 4624-24 : Le médecin du travail est informé de tout arrêt de travail d'une durée inférieure à huit jours pour cause d'accident du travail afin de pouvoir apprécier, notamment, l'opportunité d'un nouvel examen médical.
- Article L1226-2 : Lorsque, à l'issue des périodes de suspension du contrat de travail consécutives à une maladie ou un accident non professionnel, le salarié est déclaré inapte par le médecin du travail à reprendre l'emploi qu'il occupait précédemment, l'employeur lui propose un autre emploi approprié à ses capacités.
Cette proposition prend en compte les conclusions écrites du médecin du travail et les indications qu'il formule sur l'aptitude du salarié à exercer l'une des tâches existantes dans l'entreprise.
L'emploi proposé est aussi comparable que possible à l'emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en oeuvre de mesures telles que mutations, transformations de postes de travail ou aménagement du temps de travail.
- Article L1226-5 : Tout salarié atteint d'une maladie grave au sens du 3° et du 4° de l'article L. 322-3 du Code de la Sécurité sociale bénéficie d'autorisations d'absence pour suivre les traitements médicaux rendus nécessaires par son état de santé.
- Article D1226-1 et suivant : L'indemnité complémentaire prévue à l'article L. 1226-1 est calculée selon les modalités suivantes :
- pendant les trente premiers jours, 90 % de la rémunération brute que le salarié aurait perçue s' il avait continué à travailler,
- pendant les trente jours suivants, deux tiers de cette même rémunération.
Le partage des responsabilités familiales dans le couple ne suffit pas toujours : une concertation entre les salariés et les employeurs peut permettre de réduire le taux d’absentéisme dans l’entreprise (aménagement des horaires, des rythmes de travail, mise en place de services pour les salariés).
La maladie est le principal facteur d'absentéisme pour laquelle les travailleurs s’absentent de leur travail. Les employés souffrant de problèmes de santé sont généralement plus souvent et plus longtemps absents de leur travail. Un salarié peut bénéficier d’un arrêt de travail en cas de maladie ou d’accident et être indemnisé sous certaines conditions. Le salarié reste soumis à certaines obligations : il doit avertir son employeur de son état de santé et justifier son absence par un certificat médical. Si ces obligations ne sont pas respectées, le salarié prend le risque de sanction voire d’un licenciement.
En cas de maladie ou d’accident, le salarié en arrêt de travail perçoit des indemnités journalières de sécurité sociale. Un complément de salaire versé par l’employeur peut s’ajouter, notamment si le salarié justifie d’une année d’ancienneté dans l’entreprise.
Le Code du travail précise :
- Article L1226-1 : Tout salarié ayant une année d'ancienneté dans l'entreprise bénéficie, en cas d'absence au travail justifiée par l'incapacité résultant de maladie ou d'accident constaté par certificat médical et contre-visite s'il y a lieu, d'une indemnité complémentaire à l'allocation journalière prévue à l'article L. 321-1 du Code de la Sécurité sociale, à condition :
- d'avoir justifié dans les quarante-huit heures de cette incapacité,
- d'être pris en charge par la Sécurité sociale,
- d'être soigné sur le territoire français ou dans l'un des autres Etats membres de la Communauté européenne ou dans l'un des autres Etats partie à l'accord sur l'Espace économique européen.
Ces dispositions ne s'appliquent pas aux salariés travaillant à domicile, aux salariés saisonniers, aux salariés intermittents et aux salariés temporaires.
Un décret en Conseil d'Etat détermine les formes et conditions de la contre-visite mentionnée au premier alinéa. Le taux, les délais et les modalités de calcul de l'indemnité complémentaire sont déterminés par voie réglementaire.
- Article R. 4624-24 : Le médecin du travail est informé de tout arrêt de travail d'une durée inférieure à huit jours pour cause d'accident du travail afin de pouvoir apprécier, notamment, l'opportunité d'un nouvel examen médical.
- Article L1226-2 : Lorsque, à l'issue des périodes de suspension du contrat de travail consécutives à une maladie ou un accident non professionnel, le salarié est déclaré inapte par le médecin du travail à reprendre l'emploi qu'il occupait précédemment, l'employeur lui propose un autre emploi approprié à ses capacités.
Cette proposition prend en compte les conclusions écrites du médecin du travail et les indications qu'il formule sur l'aptitude du salarié à exercer l'une des tâches existantes dans l'entreprise.
L'emploi proposé est aussi comparable que possible à l'emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en oeuvre de mesures telles que mutations, transformations de postes de travail ou aménagement du temps de travail.
- Article L1226-5 : Tout salarié atteint d'une maladie grave au sens du 3° et du 4° de l'article L. 322-3 du Code de la Sécurité sociale bénéficie d'autorisations d'absence pour suivre les traitements médicaux rendus nécessaires par son état de santé.
- Article D1226-1 et suivant : L'indemnité complémentaire prévue à l'article L. 1226-1 est calculée selon les modalités suivantes :
- pendant les trente premiers jours, 90 % de la rémunération brute que le salarié aurait perçue s' il avait continué à travailler,
- pendant les trente jours suivants, deux tiers de cette même rémunération.
Si la maladie et les conditions familliales sont des facteurs de l'absentéisme, il en existe d'autres tels que les TPS.
Principaux facteurs de l'absentéisme au travail : Les troubles psychosociaux et les conditions de travail
Les trois signaux révélateurs de troubles psychosociaux les plus fréquemment cités par les directeurs de ressources humaines et les salariés sont : l'augmentation de l’absentéisme (le stress serait à l’origine de 50 à 60 % de l’absentéisme), les difficultés relationnelles entre collègues et l'augmentation des conflits avec la hiérarchie (source : baromètre "Santé au travail" réalisé par l’IFOP).
Parmi les principaux facteurs de l'absentéisme au travail, les risques psychosociaux incluent les troubles tels que le stress, les violences, le harcèlement moral et de façon générale un sentiment de mal-être au travail. Ces troubles psychosociaux, parfois associés, peuvent être à l’origine d’un absentéisme. Le stress professionnel est l'un des plus graves problèmes actuels. Les salariés fortement stressés font l’objet d’un absentéisme répété et de plus longue durée. Le stress d’un salarié peut être révélateur de dysfonctionnements collectifs et organisationnels. La prévention du stress permet de réduire l'apparition de problèmes de santé psychiques (dépression, perte de confiance, etc.) et diminue le risque de maladies professionnelles (TMS par exemple) et d’accidents du travail.
L’absentéisme des salariés est aussi lié au niveau de satisfaction au travail (intérêt pour son activité professionnelle, qualité du management, motivations et climat au travail, communication interne). L'augmentation du nombre des arrêts maladie peut être un signal d'alarme relatif à la dégradation du climat social.
Les conditions de travail, le rythme de production, l’intensification du travail peuvent aussi être en cause : les absences permettent alors de faire face à des conditions de travail exigeantes. L'absentéisme est alors une réaction d'évitement aux situations de travail difficiles. La prévention en amont des TPS et l’amélioration de l’environnement, des conditions et des postes de travail sont à privilégier pour prévenir ou diminuer l’absentéisme.
Parmi les principaux facteurs de l'absentéisme au travail, les risques psychosociaux incluent les troubles tels que le stress, les violences, le harcèlement moral et de façon générale un sentiment de mal-être au travail. Ces troubles psychosociaux, parfois associés, peuvent être à l’origine d’un absentéisme. Le stress professionnel est l'un des plus graves problèmes actuels. Les salariés fortement stressés font l’objet d’un absentéisme répété et de plus longue durée. Le stress d’un salarié peut être révélateur de dysfonctionnements collectifs et organisationnels. La prévention du stress permet de réduire l'apparition de problèmes de santé psychiques (dépression, perte de confiance, etc.) et diminue le risque de maladies professionnelles (TMS par exemple) et d’accidents du travail.
L’absentéisme des salariés est aussi lié au niveau de satisfaction au travail (intérêt pour son activité professionnelle, qualité du management, motivations et climat au travail, communication interne). L'augmentation du nombre des arrêts maladie peut être un signal d'alarme relatif à la dégradation du climat social.
Les conditions de travail, le rythme de production, l’intensification du travail peuvent aussi être en cause : les absences permettent alors de faire face à des conditions de travail exigeantes. L'absentéisme est alors une réaction d'évitement aux situations de travail difficiles. La prévention en amont des TPS et l’amélioration de l’environnement, des conditions et des postes de travail sont à privilégier pour prévenir ou diminuer l’absentéisme.
En savoir plus :
Démarche de prévention du stress au travail. La réalisation d'un diagnostic organisationnel (INRS)
« Agir sur le stress et les risques psychosociaux » (ARACT Aquitaine)
Principaux facteurs de l'absentéisme au travail : le vieillissement de la population active
L’augmentation de l’absentéisme est notamment liée au phénomène de vieillissement de la population active : les arrêts de travail de longue durée des salariés âgés de plus de 55 ans sont favorisés par l’avancée dans l’âge.
Le vieillissement de la population active implique un ensemble de pathologies liées à l’âge et à l’usure professionnelle.
Les arrêts maladie sont parfois utilisés comme mode de régulation des départs en retraite.
Le vieillissement de la population active implique un ensemble de pathologies liées à l’âge et à l’usure professionnelle.
Les arrêts maladie sont parfois utilisés comme mode de régulation des départs en retraite.
Une gestion de l’allongement de la durée de vie professionnelle est nécessaire dans les entreprises. Le déséquilibre de la pyramide des âges empêche une répartition équitable des efforts. Les travailleurs jeunes sont parfois placés à des postes à responsabilités, tandis que les seniors restent à des postes répétitifs qui exigent des efforts physiques, favorisant les problèmes de santé et donc les absences et arrêts de travail.
L’absentéisme des seniors peut être réduit notamment par le développement de parcours professionnels adaptés et une polyvalence des compétences.
Le vieillissement est donc est facteur de l'absentéisme au travail des salarié.
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