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Travailler Santé
 
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Addictions et milieu professionnel

Constat, chiffres clés sur les addictions au travail : drogue, alcool, médicaments

Des consommations occasionnelles ou répétées d’alcool, de drogues, de médicaments peuvent mettre en danger la santé et la sécurité des salariés. Près de 20 % des accidents et des problèmes d’absentéisme serait liés à l’usage d’alcool, de psychotropes ou de stupéfiants.   
 
 
 

La question des conduites addictives en milieu professionnel fait l’objet d’une mobilisation croissante de l’ensemble des acteurs du monde du travail et de la santé.

Dans le cadre de la LOI n° 2011-867 du 20 juillet 2011 relative à l'organisation de la médecine du travail, la prévention de la consommation d’alcool et de drogues fait partie des nouvelles missions des services de santé au travail.
 
Le premier plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives publié en septembre 2013 comporte notamment des actions destinées à améliorer la prévention en milieu professionnel.

Pratiques addictives : définition

Les pratiques addictives concernent un grand nombre de consommation allant de l’usage occasionnel à la dépendance. 

Usage occasionnel : consommation occasionnelle ou régulière qui n’entraîne pas de problème de santé ou d’autres dommages à court terme.
Abus : consommation répétée qui est responsable de complications sur le plan de la santé, de la sécurité, de la vie privée, du travail. 
Dépendance ou addiction : c’est un état où, malgré une conscience plus ou moins aiguë des problèmes liés à une consommation abusive, l'usager n'est plus capable de contrôler sa consommation et se désinvestit de toutes ses activités familiales, sociales et professionnelles.

On distingue deux grandes catégories de pratiques addictives :

- les consommations de substances psychoactives, licites ou illicites : Alcool, tabac, drogues, médicaments psychotropes....

- les addictions, dites comportementales, ou addictions sans substance : Jeu pathologique (jeus de grattage, d'argent, tiercé), cyber-addiction (Internet, jeux en ligne...), achats compulsifs, addiction au travail ....   

Les addiction comportementales ou sans substance 

L’article 2 de la loi 2010-476 précise : « Est un jeu de hasard un jeu payant où le hasard prédomine sur l’habileté et les combinaisons de l’intelligence pour l’obtention du gain ». Cette catégorie de jeux est à présent reconnue comme faisant partie de la famille des addictions comportementales.

La liste de ces pratiques addictives san substance est longue et de plus en plus étudiée. On peut citer :
- l'addiction au jeu (dont le jeu vidéo fait partie), à Internet
- l'addiction au travail (workaholism, workaddict)
- l'addiction à la nourriture (boulimie), au jeûne (anorexie)
- l'addiction au shopping (achats compulsifs)
- l'addiction au sport (autrefois appelée bigorexie surtout dans le domaine du culturisme, le terme a tendance à être remplacé par celui de sportoolisme), à la chirurgie esthétique, etc.
- les dépendances affectives, sexuelles (sex-addicts), sectaires…

Ces addictions comportementales sont souvent associées à des troubles psychiques et touchent toutes les classes sociales et tous les âges. Leurs méfaits s’attaquent à toutes les composantes de la vie quotidienne : familiale, sociale, professionnelles et financière.

La Fédération Addiction vient de publier un Guide Repère "Addictions sans substance".
Ce guide aborde la problématique des addictions sans substance sous l’angle de l’accueil et de la prise en charge des publics au sein du dispositif médico-social. L'objectif est d’apporter des repères sur ces prises en charges récentes, dont tout indique la nette progression.

>> Télécharger le Guide Repère

 

 


Pratiques addictives avec substances et milieu professionnel
 

Les pratiques addictives au travail ou plus généralement en milieu professionnel sont une réalité actuelle (alcool, médicaments psychoactifs, etc.) et les problèmes de toxicomanie sur le lieu de travail sont croissants.

On peut retrouver dans les entreprises plusieurs types d’usages:
- Une consommation occasionnelle, le plus souvent conviviale (pots, apéritifs, repas d’affaire….)
- Une consommation répétitive et collective: instituée dans certains secteurs d’activité où il est difficile de ne pas « faire comme les autres ».
- Une consommation occasionnelle ou répétitive pour tenir au travail : Le stress, la surcharge de travail, la pénibilité physique (manutention, bâtiment, agriculture, etc.), la répétition des tâches, les relations conflictuelles, la pression professionnelle ou l’excès de responsabilités sont des facteurs favorisant la consommation abusive de produits ou substances addictives.
- Une consommation individuelle : en lien avec une relation difficile voire pathologique à un ou plusieurs produits.

Toutes les entreprises peuvent être concernées (PME, multinationales, etc.) ainsi que toutes les catégories professionnelles. Les entreprises doivent être attentives aux comportements addictifs au travail de leurs salariés (salarié présentant un changement de comportement, des propos incohérents, une démarche titubante, etc.).


Quelques chiffres clé sur les addictions au travail
 

Le Baromètre Santé INPES 2010 et les statistiques de l’OFDT ( Observatoire Français des drogues et des toxicomanies) mettent en évidence l’importance de prévenir les comportements addictifs sur le lieu de travail et révèlent la réalité du phénomène des addictions dans les entreprises.
 
- 7 % des actifs âgés de 16 à 64 ans consomment quotidiennement de l'alcool
 
- Les secteurs les plus touchés sont : l’agriculture et la pêche (16,6 %) et la construction (13,4 %)
 
- La consommation d’alcool sur le lieu de travail (hors repas et pots) concerne 16,4% des actifs occupés (18,9 % des hommes et 10,3 % des femmes)

- 40 % des actifs occupés déclarent avoir consommé de l’alcool à la sortie du travail, entre collègues (43 % des hommes et 32,6 % des femmes)
 
- 6,9 % des actifs consomment du cannabis

-
1,1 % des actifs consomment du cannabis avant d’aller travailler
 
- La consommation de cannabis est plus fréquente dans la construction (13 %), l’hébergement et la restauration (12,9 %), mais de manière encore plus prononcée dans les arts et spectacles (16,6 % de consommateurs dans l’année) 
 
- 3,8 % des actifs disent prendre de la cocaïne. Le milieu de la construction apparaît plus souvent expérimentateur de cocaïne et de champignons hallucinogènes, tandis que les milieux de la restauration, de l’information/communication, et des arts et spectacles sont particulièrement consommateurs de toutes ces autres drogues (cocaïne, ecstasy, poppers, champignons hallucinogènes).
 
- 1,5 % de la masse salariale annuelle, c'est ce que représente le coût de l'alcoolisme au travail en moyenne pour les entreprises françaises.
 
- 10 000 à 13 000 journées de travail sont perdues chaque jour en France pour absentéisme dû à l'alcool.
 
- 20 à 30 % des accidents du travail sont liés à des addictions (alcool, tabac, drogues illicites ou médicaments psychotropes)
 
- L'alcool est responsable à lui seul de 10 à 20 % des accidents du travail.
 
Sources :
 
Baromètre Santé 2010

OFDT – Chiffres clés 2012

 
Guide « Repères pour une politique de prévention des risques liés à la consommation de drogues en milieu professionnel »

 

 

3,7 % des plus de 18 ans, soit environ 2 millions de personnes, déclarant avoir joué à un Jeu d’Argent et de Hasard sur Internet - See more at: http://www.federationaddiction.fr/jeux-dargent-et-de-hasard-sur-internet-accompagner-une-pratique-qui-sinstalle/#sthash.5qbFBf8F.dpuf

Avec 3,7 % des plus de 18 ans, soit environ 2 millions de personnes, déclarant avoir joué à un Jeu d’Argent et de Hasard sur Internet dans les 12 mois précédant l’enquête, cette pratique sociale se banalise. Les joueurs réguliers sur internet, jouant au moins une fois par semaine, sont deux fois plus nombreux que pour les jeux traditionnels (45 % contre 23 %). Les hommes sont majoritaires (57 %) et  préfèrent les paris sportifs tandis que les femmes choisissent les jeux de grattage et de tirage. Jeux de casino et machines à sous sont également pratiqués par les deux sexes.

Les jeunes générations adoptent le jeu sur Internet, l’âge médian pour la première expérience est de 33 ans, inférieur chez les joueurs de poker, supérieur pour les paris hippiques. Le niveau d’étude est plus élevé, 53 % ont un niveau supérieur au baccalauréat contre 38,7 % dans les jeux traditionnels.

La différence entre l’offre légale, sécurisée et accompagnée et l’offre illégale se développe. En 2012, les trois quarts des joueurs interrogés connaissaient le statut légal des sites qu’ils utilisaient, 54,4 % optant pour des sites légaux contre 19,1 % pour des sites non régulés, 26,5 % jouant indifféremment sur les deux. Comme pour d’autres produits, le risque de tromperie de l’usager est réel : l’offre non régulée concerne en partie des sites de jeux de tirage et de grattage, de jeux d’adresse, de réflexion ou de chance présentés comme «gratuits » mais qui offrent de gagner de l’argent.

Enfin, parmi ces joueurs en ligne, 17 % sont des joueurs problématiques (10,4 % joueurs à risque modéré et 6,6 % joueurs excessifs), ces niveaux sont plus élevés pour les jeux non régulés. Ce total, supérieur à celui observé pour le jeu traditionnel, alerte sur le risque supplémentaire apporté par Internet, risque multiplié par 6.

Ces données, et d’autres plus détaillées (Tendances n°85 [1]), confirment la place prise par Internet dans le paysage des addictions, comme on peut le voir avec l’acquisition des nouveaux produits de synthèse.

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Écrit par Docteur Vincent Bonniol
Créé le Jeudi, 18 Juin 2009 00:00
Mis à jour le Dimanche, 05 Juillet 2015 14:37
 
 
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