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Démarches ergonomiques et TMS : comment agir contre les troubles musculo-squelettiques ?

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Une démarche de prévention permet à l’entreprise de satisfaire aux principes généraux de prévention définis par le Code du travail, à savoir :
 

 

 

 

 



- Eviter les risques
- Evaluer les risques ne pouvant être évités
- Combattre les risques à la source
- Adapter le travail à l’homme
- Planifier la prévention
- Prendre des mesures de protection collective en fixant des priorités sur les mesures de protection individuelle
- Former et informer les salariés sur les risques professionnels et leur prévention.


Mettre en place une démarche ergonomique pour éviter les TMS

L’action de prévention des troubles musculo-squelettiques vise à améliorer les situations de travail afin de réduire les contraintes pesant sur les travailleurs.
La prévention des TMS nécessite une démarche ergonomique afin de modifier les conditions de travail.
Elle prend en compte la conception et l’aménagement des postes de travail, l'organisation du travail, l’adaptation des produits, outils, et autres matériels nécessaires à l’exécution des tâches par les salariés. L'approche ergonomique de la prévention cherche à adapter les conditions matérielles et organisationnelles du travail à chaque individu.
L'ergonomie rassemble des connaissances sur le fonctionnement de l'homme en activité, pour l'appliquer à la conception des tâches, des machines, des outillages, des bâtiments et des systèmes de production.(source : ANACT). 

Cette démarche ergonomique pour prévenir les troubles musculo-squelettiques a donc pour objectifs de :
- réduire les sollicitations professionnelles,
- maintenir les capacités des salariés (force physique, etc.)
- informer et former le personnel.

Pour assurer l’efficacité de l’action de prévention des TMS et réduire durablement les risques, tous les acteurs de l'entreprise doivent être impliqués : dirigeant, médecin du travail, responsables (notamment de la qualité), membres du CHSCT ou délégués du personnel, salariés.
Cette démarche préventive implique la participation des salariés ou de leurs représentants, qui doivent participer à toutes les étapes : de l’analyse des risques (poste de travail, environnement, etc.) à la recherche de solutions (propositions, suggestions concrètes).

Impliquer les opérateurs dans l'amélioration de leur poste de travail est indispensable : la personne qui travaille tous les jours sur le poste de travail est la mieux placée pour proposer des solutions d’amélioration.
Une personne compétente dans le domaine de l’ergonomie peut aussi apporter des compétences utiles. Si l'entreprise ne dispose pas de ces compétences en interne, elle peut s'appuyer sur des partenaires extérieurs : CRAM, réseau des ARACT (Agences Régionales pour l'Amélioration des Conditions de Travail), services de santé au travail, consultants spécialisés en ergonomie, etc.
L’entreprise doit mettre en place et planifier un projet de prévention des troubles musculo-squelettiques sur le long terme.


Ergonomie et TMS : maîtriser les risques
 

L’entreprise doit définir et planifier les mesures à mettre en œuvre. L’évaluation des risques constitue le point de départ de la démarche de prévention qui incombe à tout employeur dans le cadre de son obligation générale de sécurité à l’égard de son personnel.
La prévention des troubles musculo-squelettiques s’articule autour de deux grandes étapes :
- l’étape de dépistage des situations à risque de TMS :
L’entreprise peut s’appuyer sur la check-list de l'OSHA, qui permet d’évaluer les risques professionnels pouvant favoriser les TMS.
Cette check-list tient compte des facteurs de risques suivants : la répétitivité, l'effort, la surpression cutanée, les amplitudes articulaires, les vibrations, l'environnement physique et l'organisation du travail. Elle permet de détecter les facteurs de risques au poste de travail, et mesure l’importance de chacun de ces risques.
- l’étape d’intervention :
Elle correspond à une démarche ergonomique. Elle concerne l’aménagement des postes et des outils de travail, l'organisation du travail et l'amélioration du climat social.
L'information et la formation sont également essentielles pour prévenir les risques de TMS : un salarié informé peut être alerté et diagnostiquer plus précocement un début de TMS. Il est sensibilisé et responsabilisé aux postures les plus adaptées à son activité. Les TMS sont réduits si le poste de travail est aménagé de façon ergonomique, en tenant compte des caractéristiques physiques du salarié et du type de tâches accomplies.
Les entreprises doivent donc étudier les aspects techniques, organisationnels et psychosociaux du travail : elles ont tendance à privilégier les dimensions techniques (conception des postes, aides à la manutention, etc.) ou individuelles (formations aux gestes et postures, etc.), mais l’amélioration de l’organisation du travail est aussi indispensable (aménagement des horaires, pauses, etc.)

Pour éviter les douleurs liées aux contraintes du poste de travail, il est conseillé de faire régulièrement une interruption avec changement d'activité. L’entreprise peut organiser le travail de manière à diminuer la répétitivité des gestes : élargissement, polyvalence, enrichissement des tâches. Des exercices physiques pratiqués lors d'une pause peuvent s'avérer utiles pour réduire efficacement l'astreinte musculo-squelettique et favoriser la circulation sanguine.

Les principes ergonomiques représentent un potentiel d'amélioration des conditions de travail et de la productivité. Il existe des solutions pratiques aux problèmes d'ergonomie. Ces solutions passent notamment par l'aménagement de postes de travail, par l'utilisation de techniques de manutention, par des installations adaptées aux employés et des méthodes de travail ergonomiques. L’entreprise doit participer à la promotion d'une application plus systématique des principes ergonomiques. 

Comment concevoir et aménager des postes de travail (INRS)
Les aides à l’amélioration des conditions de travail 
Des méthodes de prévention des troubles musculo-squelettiques et des outils simples existent (la check-list OSHA, le questionnaire d'évaluation OREGE, le questionnaire TMS INRS.) 

L’entreprise peut aussi s’appuyer sur divers organismes pour mettre en place un plan d’actions (médecine du travail, CRAM, MSA, OPPBTP, etc.), notamment :
- Le FACT (Fonds pour l’Amélioration des Conditions de Travail) qui finance les projets d’entreprises visant l’amélioration des conditions de travail des salariés, tels que l’aide au diagnostic, les prestations de conseil en ergonomie, etc.
- l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) et son réseau (notamment les agences régionales : ARACT) qui accompagne les entreprises dans leur démarche de prévention (état des lieux, identification des facteurs de risques, conduite d’un projet de prévention, mise en place d’action préventive, etc.)
- La CARSAT qui assure la promotion d’une méthode de prévention des TMS mise au point par l’INRS.

  

Écrit par Docteur Vincent Bonniol
Créé le Mercredi, 21 Janvier 2009 00:00
Mis à jour le Lundi, 07 Mai 2012 10:33
 
 
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