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Conséquences d'un manque de sommeil / mauvais sommeil : pourquoi agir ?

Conséquences manque de sommeil, impact sur la santé du mauvais sommeil

Un sommeil de qualité participe à maintenir les performances physiques, psychiques et intellectuelles. En effet, le manque de sommeil, des troubles de l’endormissement ou des réveils nocturnes fréquents, se répercutent sur la santé d’un salarié et le déroulement de la journée de travail.

 


Les conséquences des troubles du sommeil sur la santé des salariés


La privation chronique de sommeil et le manque de sommeil perturbe les régulations métaboliques de l’organisme.
 
Les troubles du sommeil peuvent avoir des conséquences sur la santé et influencer la survenue de certaines maladies ou leur aggravation : 

- Surpoids ou obésité (entraînés par une perturbation métabolique) : La réduction du temps de sommeil conduit à une augmentation de la prise énergétique (boissons et alimentation sucrées), et une augmentation du temps de sommeil et de somnolence conduit à une réduction d’activité.
- Diabète (perturbation du métabolisme du sucre) : l’augmentation de la charge pancréatique liée à l’insulino-résistance induite par une dette de sommeil chronique peut à long terme conduire à un diabète de type 2.
- Maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle, etc.).
- Complications respiratoires.

- Troubles psychologiques, psychiatriques, neurologiques.

- Cancer comme le cancer du sein chez la femme.

 

Le travail de nuit augmente le risque de cancer du sein de 30% chez les femmes, montre une étude française menée auprès de 3.000 femmes par des chercheurs de l’Inserm et dont les résultats sont publiés dans l’International Journal of Cancer (juin 2012).
L’augmentation du risque est particulièrement marquée chez les femmes qui ont travaillé de nuit plus de 4 ans ou celles qui ont souvent alterné le rythme de jour et de nuit, avec moins de 3 nuits travaillées par semaine.

Les études scientifiques mettent en évidence qu’un manque de sommeil ou un sommeil non réparateur peut avoir un impact sur (source INSV) :

- Le maintien de la vigilance à l’état de veille (risque de somnolence diurne et de troubles de l’attention)
-·La reconstitution des stocks énergétiques des cellules musculaires et nerveuses-·La régulation de fonctions telles que la glycémie (perturbation du métabolisme du sucre, favorisant surpoids et risque de diabète)
- L’élimination des toxines et autres déchets des systèmes respiratoires, cardiovasculaires et glandulaires
- La stimulation des défenses immunitaires
- La régulation de l’humeur et de l’activation du stress
- Les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation.

Les différentes pathologies du sommeil

L'insomnie  Trouble le plus fréquent.
Elle se traduit par un sommeil de mauvaise qualité avec des difficultés d’endormissement, des réveils multiples dans la nuit, ou un réveil trop précoce le matin. Elle entraîne toujours un retentissement sur la qualité de la journée.
Occasionnelle, elle est liée à un événement particulier ou à un environnement perturbant. Chronique, ses causes sont alors le plus souvent psychologiques.Lorem ipsum
Syndrome d’apnées du sommeil
Maladie fréquente (touchant environ 8% de la population), correspond à un arrêt de la respiration qui entraîne des éveils très fréquents durant le sommeil. Elle occasionne des ronflements, un sommeil non réparateur, des troubles de la mémoire, de l’attention, et de l’humeur (irritabilité).
Les principales causes sont le surpoids, une morphologie particulière, un excès d’alcool ou une prise de certains médicaments.
Le syndrome des jambes sans repos
 

Correspond à des mouvements involontaires, des impatiences ou des douleurs des membres inférieurs, qui surviennent notamment le soir ou la nuit et perturbent la qualité du sommeil et la récupération physique de l’organisme.

 Source : Institut National du Sommeil et de la Vigilance


Les conséquences des troubles du sommeil sur le travail et pour les entreprises
 

Les troubles du sommeil ont également des répercussions importantes dans le cadre professionnel :
 
- Abaissement de la vigilance et de l’attention, lié à la somnolence et la fatigue
- Capacités cognitives diminuées (concentration, mémorisation, apprentissage, etc.)
- Difficultés dans la prise de décision (facultés de compréhension, d’adaptation, et réactivité moindre, etc.)
- Diminution de la productivité et baisse des performances au travail (risque d’erreur, rapidité d’exécution diminuée, etc.)
- Problèmes de sécurité pour le salarié concerné et son entourage (collègues, machines utilisées, etc.)
- Risques accrus d’accidents du travail et de trajet (erreur de jugements, de perception, endormissement, etc.). La somnolence est en cause dans 20 à 30 % des accidents routiers professionnels et domestiques. Elle entraîne un ralentissement du temps de réaction, une modification du champ visuel ou des troubles du jugement pouvant être responsables de prises de risques inconsidérées.
- Augmentation de l’absentéisme
 

Les personnes qui souffrent d’insomnie présentent un taux d’absentéisme au travail 2 fois plus important que pour les autres troubles du sommeil. Le coût de cet absentéisme est très important et incombe en premier lieu aux employeurs

(source : Sleep (vol 29, N°2, 2006) enquête coordonnée par le Docteur D. Léger, Président du Conseil Scientifique de l’ISV).

 

- Difficultés relationnelles et conflits sociaux au sein de l’entreprise accrus, liés aux troubles du comportement induits par le manque de sommeil (irritabilité, agressivité, symptômes dépressifs, etc.).

Ces manifestations liées aux troubles du sommeil vont à moyen terme avoir un impact économique pour l’entreprise.
 
Selon l’étude Insomnia and absenteeism at work. Who pays the cost? (De Godet-Cayre V, Pelletier-Fleury N, Le Vaillant M, Dinet J, Massuel M.A, Leger Damien - 2006) :
- Les coûts indirects liés à l’absentéisme des insomniaques proviennent des éventuelles conséquences sociales de l’insomnie (problèmes de santé), des conséquences professionnelles (baisse de productivité et absentéisme) et des accidents. Les dépenses sont évaluées à :
- Pour l’employeur : 233 euros par employé (à plus ou moins 101), par an pour le remplacement du salaire et la perte de productivité
- Pour l’employé insomniaque : 100 euros (à plus ou moins 54) par an
- Pour l’assurance maladie : 77 euros par employé (à plus ou moins 39), par an.
- En France, 88 % du coût indirect de l’insomnie est à la charge de l’employeur.

 

 

 

Écrit par Docteur Vincent Bonniol
Créé le Dimanche, 28 Juin 2009 00:00
Mis à jour le Jeudi, 12 Juillet 2012 09:43
 
 
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