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Travailler Santé
 
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Des facteurs de risques bien identifiés

Facteurs de risques troubles psychosociaux au travail

Pour dresser un premier état des lieux des risques psychosociaux au travail en France, le collège d’expertise sur le suivi statistique de ces risques mis en place en 2008 à la suite du rapport « Nasse-Légeron » a élaboré une batterie provisoire d’une quarantaine d’indicateurs immédiatement disponibles dans les sources statistiques existantes.
 

Les risques psychosociaux sont analysés selon six dimensions: les exigences du travail, les exigences émotionnelles, l’autonomie et les marges de manoeuvre, les rapports sociaux et relations de travail, les conflits de valeur, l’insécurité socio-économique.

Facteur de risques psychosociaux en entreprise : Les exigences du travail
 

La notion « d’exigences du travail » recouvre la quantité de travail, la pression temporelle au travail, la complexité du travail et les difficultés de conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.
 
- La quantité de travail : 23% des % des actifs occupés estiment qu’on leur demande une quantité de travail excessive
- Les contraintes de rythme de travail : 49 % des actifs occupés estiment qu’ils doivent se dépêcher dans leur travail et 23 % qu’ils doivent fréquemment interrompre une tâche pour une autre non prévue
- La complexité du travail : inadéquation des tâches professionnelles avec les compétences ou moyens mis à disposition
- L’environnement de travail : expositions à des nuisances (bruit, vibrations, chaleur, humidité, etc.)
- La conciliation entre travail et vie privée : 11 % des actifs occupés qui disent avoir des difficultés à concilier travail et obligations familiales.
 

Facteur de risques psychosociaux en entreprise : Les exigences émotionnelles 
 

Les exigences émotionnelles du travail peuvent être fortes dans des relations de service, où la personne doit maîtriser et façonner ses propres émotions, mais aussi maîtriser, façonner les émotions des bénéficiaires de son travail.
 
- Le contact avec le public : 11 % des actifs occupés déclarent vivre des tensions avec le public : agressions verbales, injures, menaces, agressions physiques.
- La souffrance des autres : les travailleurs du secteur sanitaire et social, des transports, des banques ou de l’administration déclarent relativement souvent connaître de telles situations émotionnellement éprouvantes
- Le fait de cacher ses émotions : être toujours de bonne humeur, « faire semblant »
- La peur au travail : peur d’un accident, d’une agression physique, harcèlement moral, discrimination 


Facteur de risques psychosociaux au travail : le manque d’autonomie et de marges de manœuvre 
 

L’autonomie au travail désigne la possibilité pour le travailleur d’être acteur dans son travail, dans sa participation à la production de richesses et dans la conduite de sa vie professionnelle.
 
- La faible autonomie : 20 % des actifs occupés estiment avoir très peu de liberté pour décider comment faire (leur) travail
- La monotonie, la répétitivité des tâches : 28 % des actifs occupés jugent que leur travail consiste à répéter continuellement une même tâche
- Le manque de participation aux décisions, à l’organisation du travail.

Facteur de risques psychosociaux au travail : le manque de soutien social et de reconnaissance au travail 
 

Les rapports sociaux à prendre en compte sont : la coopération et le soutien social de la part des collègues et de la part de la hiérarchie ; la violence au travail ; la reconnaissance et le sentiment d’utilité du travail effectué ; la qualité du management (communication, explicitation des objectifs, du projet d’établissement…).
 
- Les rapports amicaux entre collègues
- Le soutien social : Un salarié sur cinq estime que son supérieur ne prête pas attention à ce qu’il dit
- Le harcèlement moral : 22 % des salariés déclarent subir des comportements hostiles ou ressentis comme tels sur leur lieu de travail
- La reconnaissance du travail : Un actif sur trois estime que son travail n’est que peu reconnu à sa juste valeur
- Le manque de clarté du management

Facteur de risques psychosociaux au travail : les conflits de valeur ou souffrance éthique 
 

Une souffrance éthique est ressentie par une personne à qui on demande d’agir en opposition avec ses valeurs professionnelles, sociales ou personnelles. Le conflit de valeurs peut venir de ce que le but du travail ou ses effets secondaires heurtent les convictions du travailleur, ou bien du fait qu’il doit travailler d’une façon non conforme à sa conscience  professionnelle.

Facteur de risques psychosociaux au travail : l’insécurité de l’emploi et du travail 
 

L’insécurité de la situation de travail comprend l’insécurité socio-économique et le risque de changement non maîtrisé de la tâche et des conditions de travail.  L’insécurité socio-économique peut provenir du risque de perdre son l’emploi, du risque de voir baisser le revenu qu’on en tire ou du risque de ne pas bénéficier d’un déroulement « normal » de sa carrière. Des conditions de travail non soutenables sont aussi génératrices d’insécurité.
 
- L’insécurité de l’emploi : 23 % des actifs occupés déclarent travailler avec la peur de perdre leur emploi
- La soutenabilité du travail : 37 % des actifs occupés ne se sentent pas capables de faire le même travail qu’actuellement jusqu’à soixante ans

 

 

Écrit par Docteur Vincent Bonniol
Créé le Mercredi, 21 Janvier 2009 00:00
Mis à jour le Samedi, 04 Juillet 2015 16:48
 
 
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