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Risques liés à l'activité physique dans le secteur médico-social

Dans le secteur médico-social, les lombalgies et les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) sont la première cause d’arrêt de travail et d’inaptitude.
Les chutes de plain pied et de hauteur constituent la 2ème cause des accidents de travail.

 


Les TMS, un risque lié à l'activité physique dans le secteur médico-social

Les TMS représentent un facteur important de la pénibilité du travail dans les établissements sanitaires et sociaux.

Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) résultent d’une combinaison de facteurs biomécaniques (répétitivité des gestes, efforts, posture), psychosociaux et liés à l’organisation du travail. Ils affectent principalement les muscles, les tendons et les nerfs des membres et du tronc.

On distingue les TMS du membre supérieur (TMS de l’épaule, tendinites, syndrome du canal carpien, cervicalgies...), les lombalgies : douleurs lombaires, lumbagos, sciatiques… (les lombalgies sont la première cause d’absence au travail chez les moins de 45 ans), les TMS du membre inférieures (tendinite, jambe lourde …)

Ces troubles entraînent des douleurs et des gênes handicapantes lors des mouvements, qui peuvent avoir des répercussions importantes sur la vie professionnelle et privée des salariés atteints. Sans une prise en charge rapide, les douleurs deviennent de plus en plus gênantes et certains mouvements sont impossibles. Avec le temps, certaines lésions peuvent devenir irréversibles.
 

- Les Troubles Musculo-Squelettiques représentent environ 85% des maladies professionnelles en 2010 et le nombre de nouvelles victimes indemnisées pour ces troubles musculo-squelettiques a augmenté de 4,3% par rapport à 2009 (Assurance Maladie - chiffres 2010)

- Les TMS affectent deux salariés sur 1000 en moyenne. Le coût d’indemnisation des TMS est chiffré à 875 millions d’euros (rapport 2009 de la CNAM)

- 7 salariés interrogés sur 10 décla­rent ressentir une douleur associée aux TMS. La localisation des principales zones se situe au dos (50%), à l’épaule-nuque (45%), au poignet (25%), au ge­nou (17%) (sondage réseau Anact-CSA 2010)

- Les douleurs liées aux T.M.S touchent 15% des femmes de 20 à 59 ans et 11 % des hommes travaillant en entreprise, se­lon une étude de l’Institut de veille sani­taire (InVS - 2009)

 


Des causes multiples

La manutention, le port de charge, les contraintes posturales et articulaires sont des situations professionnelles présentes dans de nombreux établissements, entraînant à moyen terme des douleurs articulaires, des lombalgies et à plus long terme des TMS .  
 

Des conséquences pour le salarié et pour l’entreprise

Ces troubles ont des répercussions majeures à la fois sur le climat social, les accidents du travail, le turn-over, l’inaptitude, l’abandon du métier enfin, bien avant l’âge de la retraite.
Dans le secteur médico-social, les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) contribuent fortement à la pénibilité du travail et expliquent souvent un fort taux d’absentéisme, avec les impacts sur l’organisation et la qualité du service apporté aux personnes accueillies.
 


Pénibilité au travail et contraintes physiques


Les contraintes physiques contribuent à la pénibilité du travail. L’avancée en âge augmente, en général, les risques liés à l’activité physique notamment du fait du cumul des expositions passées et de leurs conséquences.

Des démarches de prévention doivent donc être mises en place quel que soit l’âge des salariés, de façon à permettre des parcours professionnels moins pénible.
 
 

Les moyens de prévention des risques liés à l'activité physique dans le secteur médico-social

La prévention passe par une évaluation des risques propres aux établissements et la mise en œuvre d’actions portant sur :
· l’équipement et l’aménagement des postes, (mécanisation, aides à la manutention, adaptation des postes aux travailleurs…)
· l’organisation du travail (adaptation des rythmes de travail, coopération dans l’équipe, marges de manœuvre laissées aux salariés pour organiser leur travail…), avec prise en compte des facteurs psychosociaux
 
 
 
 

Les chutes, un autre risque lié à l'activité physique dans le secteur médico-social


En France, en 2007, les chutes ont représenté 24 % des accidents du travail avec arrêt et 23 % des accidents ayant entraîné des séquelles permanentes. Selon une enquête menée par la CNAMTS, les accidents de plain-pied ont causé la mort de 16 personnes en 2007.
Les accidents de plain-pied regroupent les glissades, les trébuchements, les faux pas et autres pertes d’équilibre sur une surface plane, même s’ils n’entraînent pas de chute. Ces accidents peuvent également survenir sur des surfaces présentant des ruptures de niveaux (trottoirs, marches…).
Ils peuvent avoir des conséquences lourdes. Cela dépend en partie de la dangerosité de l’environnement proche du travailleur. C’est la conjonction de plusieurs facteurs de risques qui rend une situation dangereuse… Il est donc important de savoir les identifier afin d’aménager l’environnement et l’organisation du travail et de sécuriser le salarié.
 

De nombreux facteurs de risques

· les sols glissants , les obstacles imprévus,
· les chaussures inadaptées (trop lisses) ou abîmées (des chaussures antidérapantes peuvent parfois être nécessaires),
· un éclairage insuffisant,
· les dimensions des locaux, des espaces de travail et de circulation qui rendent difficile le déplacement
· le travail dans l’urgence : courir, porter plusieurs objets volumineux en même temps, … la fréquence des déplacements
· le non-respect des consignes de sécurité
· l’inattention, la préoccupation, le stress….
Les jeunes salariés sont plus touchés par les accidents de plain-pied, probablement en raison du manque d’expérience, de la méconnaissance du risque ou encore des caractéristiques du poste occupé.
 

Les moyens de prévention

La prévention du risque de chute passe par la mise en place : 
- de mesures de prévention technique : les sols doivent rester aussi propres et secs que possible, dans les zones où le sol est souvent gras ou humide, le revêtement doit être antidérapant et maintenu en bon état, la dangerosité de l’environnement de travail doit être réduite au maximum, les espaces de rangements doivent être accessibles, en nombre suffisant et adaptés aux objets à stocker, l’éclairement doit être suffisant.

- de mesures de prévention liées à l’organisation du travail : aménagement des horaires d’entretien des sols, temps pour le rangement et le nettoyage des postes de travail, adaptation des délais au travail à réaliser.

La signalisation et l’éclairement des voies, la signalisation des obstacles, des zones humides, des marches dangereuses ou des ruptures de niveau doivent être prévus dans le plan de circulation dans l’entreprise

Les principales consignes de sécurité ainsi qu’un affichage de sécurité spécifique doivent être placés bien en vue du personnel et remplacés une à deux fois par an.
 


Exemples de consignes de sécurité

Afin d’éviter certains risques liés à l'activité physique secteur médico-social, il est possible de mettre en place des consignes de sécurité :
 
- Pas de précipitation !
- Veiller à ce que tout soit en ordre (« une place pour chaque chose et chaque chose à sa place »)
- Porter des chaussures adaptées
- Signaler les revêtements de sol endommagés ou souillés, les ampoules grillées…
 
 
Référence :
www.inrs.fr

 

 

Écrit par Uni Santé - Docteur Vincent Bonniol
Créé le Lundi, 07 Mai 2012 15:27
Mis à jour le Dimanche, 05 Juillet 2015 15:10