Les principaux risques liés à l’activité physique en entreprise

À ces facteurs de risques s’ajoutent, depuis plus de 25 ans, les effets des modifications de l’organisation du travail : délais qui raccourcissent, cadences qui s’accélèrent, temps de récupération qui diminuent, tâches plus fines ou plus complexes… D’où des sources de tensions physiques et psychologiques qui se cumulent.
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) : de multiples facteurs
On distingue les TMS du membre supérieur (TMS de l’épaule, tendinites, syndrome du canal carpien, cervicalgies...), les lombalgies : douleurs lombaires, lumbagos, sciatiques… (les lombalgies sont la première cause d’absence au travail chez les moins de 45 ans), les TMS du membre inférieur (tendinite, jambe lourde …)
- Les troubles musculo-squelettiques représentent environ 85% des maladies professionnelles en 2010 et le nombre de nouvelles victimes indemnisées pour ces troubles musculo-squelettiques a augmenté de 4,3% par rapport à 2009
(Assurance Maladie - chiffres 2010)
- 7 salariés interrogés sur 10 déclarent ressentir une douleur associée aux TMS. La localisation des principales zones se situe au niveau du dos (50%), à l’épaule-nuque (45%), au poignet (25%), au niveau du genou (17%)
(sondage réseau Anact-CSA 2010)
- Les douleurs liées aux TMS touchent 15% des femmes de 20 à 59 ans et 11 % des hommes travaillent en entreprise, selon une étude de l’Institut de veille sanitaire. (Publication InVS - 2009)
Quels sont les facteurs de risque des TMS ?
Les TMS sont souvent liés à une répétitivité des gestes, des efforts excessifs, des postures inconfortables maintenues longtemps. Ils sont aussi liés à l'organisation du travail et au mal-être des salariés : un état de stress peut favoriser la survenue des TMS.
Le travail sur écran, qui oblige à maintenir une posture statique pendant de longues périodes implique une adaptation ergonomique du poste de travail (écran à la bonne hauteur, position du poignet pendant la frappe, souris proche de l'opérateur, etc.). Le travail sur écran est souvent responsable de TMS de la nuque, des épaules, de la région lombaire, des coudes et des poignets.
Certains facteurs individuels tels que le vieillissement, des antécédents de fracture ou de diabète (les dyslipidémies, le diabète fragilisent les tendons) participent aussi à l’augmentation du risque de troubles musculo-squelettiques.
Les conséquences des TMS pour les entreprises sont importantes. Ils représentent un coût financier important (soins et indemnisations, baisse de performance pour l'entreprise, diminution de la productivité et de la qualité, absentéisme et turn-over fréquent, etc.)
| Pathologies | Causes |
|---|---|
|
TMS de l’épaule
|
Position des bras :
- Non appui des membres supérieurs, position maintenue
- Manipulation sollicitant les membres supérieurs au dessus du tronc
|
|
TMS du coude
|
- Appui sur les coudes, position maintenue et répétée
- Sollicitations répétitives ou en force de l’avant bras
|
|
TMS du poignet
|
- Appui sur les poignets, position maintenue
- Gestes répétitifs de la main avec flexion ou extension du poignet
|
|
Maux de dos, douleurs aux cervicales
|
- Déplacement de charge dos courbé
- Mauvaise posture en position assise
- Aménagement du poste inadéquat
- Position maintenue
|
|
Douleurs aux membres inférieurs
|
- Position assise maintenue
- Mauvaise posture en position assise
- Position debout maintenue
|
|
Symptômes visuels et oculaires
|
- Distance écran/yeux
- Eblouissement
- Réglage de l’écran
- Activité ininterrompue devant écran |
Le stress au travail : lié à des conditions inadaptées
Environ 20 % des salariés européens estiment que leur santé est affectée par des problèmes de stress au travail, ce qui en fait l’un des principaux problèmes de santé déclaré, derrière les maux de dos, les TMS et la fatigue (4ème enquête de la fondation européenne pour l’amélioration des conditions de travail -2007).
Parmi les facteurs de risque de survenue du stress en entreprise, les conditions de travail : nuisances physiques au poste de travail (bruit, chaleur, humidité…), mauvaise conception des lieux et/ou des postes de travail (manque d’espace, éclairage inadapté…) sont à prendre en compte.
Les chutes de hauteur représentent la 2ème cause d’accidents mortels liés au travail. Ces accidents surviennent dans tous les secteurs d’activité, mais c’est dans le secteur de la construction que l’on constate la plus forte proportion et les conséquences les plus graves.
La réflexion doit porter sur tous les postes de travail concernés par un risque de chute de hauteur, y compris ceux qui ne concernent que l’entretien. Elle doit également comprendre l’examen des conditions d’accès à ces postes.
Exemples de consignes de sécurité
- Pas de précipitation !
- Veiller à ce que tout soit en ordre (« une place pour chaque chose et chaque chose à sa place »)
- Porter des chaussures adaptées
- Signaler les revêtements de sol endommagés ou souillés, les ampoules grillées…
Les conditions concernant le poste et l'organisation du travail sont des points fondamentaux pour une entreprise. Souvent responsables de l’apparition de troubles, affections et maladies professionnelles, leurs risques sur la santé des salariés peuvent s’avérer graves et coûteux. L’entreprise a donc le devoir de prendre soin de la santé des salariés et d’instaurer des règles dans un cadre favorisant les bons gestes et postures au travail afin de proposer aux salariés la meilleure ergonomie au travail.
Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.







