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Travailler Santé
 
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Les principaux risques liés à l’activité physique en entreprise

Les positions de travail contraignantes, les efforts prolongés ou brutaux ainsi que les gestes répétitifs restent une réalité dans de nombreuses professions.
À ces facteurs de risques s’ajoutent, depuis plus de 25 ans, les effets des modifications de l’organisation du travail : délais qui raccourcissent, cadences qui s’accélèrent, temps de récupération qui diminuent, tâches plus fines ou plus complexes… D’où des sources de tensions physiques et psychologiques qui se cumulent.

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) : de multiples facteurs

Les Troubles Musculo Squelettiques résultent d’une combinaison de facteurs biomécaniques (répétitivité des gestes, efforts, posture), psychosociaux et liés à l’organisation du travail. Ils affectent principalement les muscles, les tendons et les nerfs des membres et du tronc.
On distingue les TMS du membre supérieur (TMS de l’épaule, tendinites, syndrome du canal carpien, cervicalgies...), les lombalgies : douleurs lombaires, lumbagos, sciatiques… (les lombalgies sont la première cause d’absence au travail chez les moins de 45 ans), les TMS du membre inférieur (tendinite, jambe lourde …)

Ces troubles entraînent des douleurs et des gênes handicapantes lors des mouvements, qui peuvent avoir des répercussions importantes sur la vie professionnelle et privée des salariés atteints. Sans une prise en charge rapide, les douleurs deviennent de plus en plus gênantes et certains mouvements sont impossibles. Avec le temps, certaines lésions peuvent devenir irréversibles.
 

- Un peu plus de 8 maladies d’origine professionnelle reconnues sur 10 sont des troubles musculo-squelettiques (TMS). Ce qui correspond à près de 43 000 personnes prises en charge en 2011 pour un ou des TMS, soit une augmentation de près de 10% par rapport à 2010.
(Assurance Maladie - chiffres 2011)

- 7 salariés interrogés sur 10 décla­rent ressentir une douleur associée aux TMS. La localisation des principales zones se situe au niveau du dos (50%), à l’épaule-nuque (45%), au poignet (25%), au niveau du ge­nou (17%)
(sondage réseau Anact-CSA 2010)

- Les douleurs liées aux TMS touchent 15% des femmes de 20 à 59 ans et 11 % des hommes travaillent en entreprise, se­lon une étude de l’Institut de veille sani­taire. (Publication InVS - 2009)

 

Quels sont les facteurs de risque des TMS ?

Les TMS sont souvent liés à une répétitivité des gestes, des efforts excessifs, des postures inconfortables maintenues longtemps. Ils sont aussi liés à l'organisation du travail et au mal-être des salariés : un état de stress peut favoriser la survenue des TMS.

Le travail sur écran, qui oblige à maintenir une posture statique pendant de longues périodes implique une adaptation ergonomique du poste de travail (écran à la bonne hauteur, position du poignet pendant la frappe, souris proche de l'opérateur, etc.). Le travail sur écran est souvent responsable de TMS de la nuque, des épaules, de la région lombaire, des coudes et des poignets.

Les manutentions manuelles de charges lourdes peuvent conduire à long terme à des TMS : les manutentions supposent souvent des positions contraignantes ou sur de longues distances.

Certains facteurs individuels tels que le vieillissement, des antécédents de fracture ou de diabète (les dyslipidémies, le diabète fragilisent les tendons) participent aussi à l’augmentation du risque de troubles musculo-squelettiques.

Les conséquences des TMS pour les entreprises sont importantes. Ils représentent un coût financier important (soins et indemnisations, baisse de performance pour l'entreprise, diminution de la productivité et de la qualité, absentéisme et turn-over fréquent, etc.)
 
Pathologies Causes
TMS de l’épaule

 
Position des bras :
- Non appui des membres supérieurs, position maintenue
- Manipulation sollicitant les membres supérieurs au dessus du tronc
TMS du coude
- Appui sur les coudes, position maintenue et répétée
- Sollicitations répétitives ou en force de l’avant bras
TMS du poignet
- Appui sur les poignets, position maintenue
- Gestes répétitifs de la main avec flexion ou extension du poignet
Maux de dos, douleurs aux cervicales
- Déplacement de charge dos courbé
- Mauvaise posture en position assise
- Aménagement du poste inadéquat
- Position maintenue
Douleurs aux membres inférieurs
- Position assise maintenue
- Mauvaise posture en position assise
- Position debout maintenue
Symptômes visuels et oculaires
- Distance écran/yeux
- Eblouissement
- Réglage de l’écran
- Activité ininterrompue devant écran

 
>> Pour en savoir plus sur les TMS


Le stress au travail : lié à des conditions inadaptées
 

Le stress fait partie des risques psychosociaux. Il apparaît comme l'un des risques sur la santé majeurs auquel les entreprises doivent faire face.
Environ la moitié des travailleurs européens (51 %) estime que le stress lié au travail est courant sur leur lieu de travail.(3e édition de l'enquête d'opinion paneuropéenne menée par Ipsos MORI au nom de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) – mai 2013 ).

Parmi les facteurs de risque de survenue du  stress en entreprise, les conditions de travail : nuisances physiques au poste de travail (bruit, chaleur, humidité…), mauvaise conception des lieux et/ou des postes de travail (manque d’espace, éclairage inadapté…) sont à prendre en compte. 

Source :
Les risques psychosociaux : les indicateurs disponibles – Publication DARES – déc 2010
 
>> Pour en savoir plus sur les Risques psychosociaux
 

Les accidents de plain-pied et les chutes : liés à l'environnement de travail

Les accidents de plain-pied regroupent les glissades, les trébuchements, les faux pas et autres pertes d’équilibre sur une surface plane, même s’ils n’entraînent pas de chute. Ces accidents peuvent également survenir sur des surfaces présentant des ruptures de niveaux (trottoirs, marches…).
Ils peuvent avoir des conséquences lourdes. Cela dépend en partie de la dangerosité de l’environnement proche du travailleur. C’est la conjonction de plusieurs facteurs de risques qui rend une situation dangereuse… Il est donc important de savoir les identifier afin d’aménager l’environnement et l’organisation du travail et de sécuriser le salarié.
Parmi les principaux facteurs de risques, on retrouve des sols glissants, des obstacles imprévus, un éclairage insuffisant, les dimensions des locaux, des espaces de travail et de circulation qui rendent difficile le déplacement …

Les chutes de hauteur représentent la 2ème cause d’accidents mortels liés au travail. Ces accidents surviennent dans tous les secteurs d’activité, mais c’est dans le secteur de la construction que l’on constate la plus forte proportion et les conséquences les plus graves.
Les chutes peuvent survenir depuis des toitures, charpentes, terrasses de bâtiments…, des moyens d’accès à des zones en surélévation : échelles, escaliers, passerelles…ou d’autres équipements de travail (échafaudage…).
L’identification de toutes les situations de travail exposant les salariés aux risques de chute doit intervenir le plus en amont possible. Il devient alors envisageable de proposer des solutions permettant d’éviter l’exposition au risque.

La réflexion doit porter sur tous les postes de travail concernés par un risque de chute de hauteur, y compris ceux qui ne concernent que l’entretien. Elle doit également comprendre l’examen des conditions d’accès à ces postes.

Exemples de consignes de sécurité

  • Pas de précipitation !
  • Veiller à ce que tout soit en ordre (« une place pour chaque chose et chaque chose à sa place »)
  • Porter des chaussures adaptées
  • Signaler les revêtements de sol endommagés ou souillés, les ampoules grillées…
 

Les conditions concernant le poste et l'organisation du travail sont des points fondamentaux pour une entreprise. Souvent responsables de l’apparition de troubles, affections et maladies professionnelles, leurs risques sur la santé des salariés peuvent s’avérer graves et coûteux. L’entreprise a donc le devoir de prendre soin de la santé des salariés et d’instaurer des règles dans un cadre favorisant les bons gestes et postures au travail afin de proposer aux salariés la meilleure ergonomie au travail.

 

 

Écrit par Docteur Vincent Bonniol
Créé le Jeudi, 08 Janvier 2009 00:00
Mis à jour le Mercredi, 10 Août 2016 08:48
 
 
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