Nutrition au travail : constat et chiffres clés de la nutrition et l'obésité

La prévention en entreprise ne cible pas uniquement les risques professionnels ; elle entre aussi dans le champ de la prévention primaire. Les adultes passent le tiers ou la moitié de leur journée au travail. Les heures de travail sont rythmées par les repas et les rafraîchissements (déjeuners, pauses café, utilisation de fontaines rafraîchissantes, etc.).
Dans le cadre du Programme National Nutrition Santé (PNNS), la lutte contre l’obésité et la promotion de l’exercice physique et de bonnes pratiques alimentaires, semblent être des mesures adaptées au monde l’entreprise et peuvent être défendues par les dirigeants, les comités d’entreprise, les CHSCT, la médecine du travail.
PNNS 2011-2015 : Axe 4 – mesure 3 : Développer les chartes d’engagement des entreprises au profit des salariés : « Les salariés passent plusieurs heures par jour au sein de leur entreprise. Ils y prennent notamment leur repas et sont amenés à se déplacer pour s’y rendre. A cet égard, l’entreprise peut contribuer à la promotion d’une bonne nutrition.
Le lieu de travail : un cadre privilégié pour la prévention primaire
L’alimentation au travail doit être une préoccupation pour les employeurs et les travailleurs : une mauvaise nutrition en entreprise peut nuire à l’entreprise alors qu’une bonne alimentation est un facteur de productivité au travail.
Une étude menée par le BIT ("Alimentation au travail" de Christopher Wanjek - 2005) met en évidence que le fait d'assurer une alimentation en entreprise saine aux travailleurs influence les conditions sociales de travail et la rentabilité de l’entreprise : une bonne nutrition est propice au moral, à la santé, la sécurité et la productivité des travailleurs.
Une étude menée par le BIT ("Alimentation au travail" de Christopher Wanjek - 2005) met en évidence que le fait d'assurer une alimentation en entreprise saine aux travailleurs influence les conditions sociales de travail et la rentabilité de l’entreprise : une bonne nutrition est propice au moral, à la santé, la sécurité et la productivité des travailleurs.
Une alimentation saine et équilibrée sur le lieu de travail permet de prévenir l'obésité et certaines maladies comme le diabète et l'ostéoporose et joue un rôle important dans la prévention des maladies cardiovasculaires et certains cancers. Le Plan National Nutrition Santé (PNNS) a notamment pour objectif de sensibiliser le monde professionnel à l'importance de la nutrition, afin d’améliorer les conditions de travail.
Investir dans la santé et le bien-être des salariés, notamment par la promotion de l’équilibre alimentaire, permet d’obtenir une productivité accrue des employés, et une réduction des coûts liés aux soins de santé. Une alimentation adéquate pourrait élever les niveaux de productivité jusqu’à 20 % (source : Bureau international du travail-BIT-2005 ).
Un euro investi rapporterait 6 fois et demi la somme engagée par l’entreprise (source : Bureau international du travail-BIT-2005).
Chiffres clés sur la nutrition et l'obésité
Il existe des chiffres clés sur l'obésité et la nutrition au travail
- Enquête auprès de la population jeune : des habitudes de vie qui exposent au surpoids et à l'obésité - réalisée par Ipsos pour Doing Good Doing Well, auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 jeunes âgés de 15 à 25 ans, interrogés du 15 au 25 septembre 2012.
L’exercice d’une activité professionnelle contraint 59% des jeunes à déjeuner fréquemment sur le pouce et 32% des jeunes à sauter fréquemment la pause déjeuner.
- ObEpi 2012 (Enquête épidémiologique nationale sur le surpoids et l’obésité)
- Plus de 21 millions de Français de plus de 18 ans sont en surpoids ou obèses.
- La population adulte française compte 32,3% de personnes en surpoids et 15% de personnes en situation d’obésité. La hausse continue mais ralentit par rapport aux années précédentes.
- Dans les foyers au revenu net de 3800 euros par mois ou plus, 8,3% des adultes sont obèses contre 24,1% dans les foyers dont le revenu est inférieur à 1200 euros par mois.
- Certaines régions (Midi-Pyrénées, PACA et Pays de Loire) sont sous les 12% d’obèses au total tandis que d’autres (Nord-Pas-de-Calais et Champagne Ardennes) dépassent les 20%.
- 17,2% des hommes et 14,7% déclarent être traités pour un excès de cholestérol ou de triglycérides.
- 5,8% des adultes de 18 ans et plus déclarent être traités pour un diabète, régime seul compris ; 0,3% pour un diabète de type 1 ou indéterminés, et 5,5% pour un diabète de type 2. Les hommes sont plus fréquemment diabétiques (6,7%) que les femmes (4,9%).
- Dans la population adulte, la prévalence de l’hypertension artérielle (HTA) traitée est de 17,6%.
- Etude « L’alimentation au travail: des solutions contre la malnutrition, l’obésité et les maladies chroniques » (de Christopher Wanjek, Bureau international du Travail, 2005)
- Mal se nourrir peut réduire la productivité de 20 %.
- Dans les pays riches, l'obésité représente de 2 à 7 % des dépenses de santé : aux Etats-Unis, le coût de l'obésité en termes d'assurance, de congés maladie et autres paiements, est estimé à 12,7 milliards des dollars.
- Aux Etats-Unis, où plus des deux-tiers de la population connaît le surpoids, les coûts médicaux directs s'élèvent à environ 51,6 milliards de dollars et les pertes de productivité à 3,9 milliards ; correspondant à 39,2 millions de journées de travail perdues, 239 millions de journées amputées, 89,5 millions de journées d'hospitalisation et 62,6 millions de visites chez le médecin.
- Dans les pays riches, l'obésité représente de 2 à 7 % des dépenses de santé : aux Etats-Unis, le coût de l'obésité en termes d'assurance, de congés maladie et autres paiements, est estimé à 12,7 milliards des dollars.
- Aux Etats-Unis, où plus des deux-tiers de la population connaît le surpoids, les coûts médicaux directs s'élèvent à environ 51,6 milliards de dollars et les pertes de productivité à 3,9 milliards ; correspondant à 39,2 millions de journées de travail perdues, 239 millions de journées amputées, 89,5 millions de journées d'hospitalisation et 62,6 millions de visites chez le médecin.
- Dans le monde en développement, une hausse de 1 % de la ration calorique génère une hausse de la productivité du travail de 2,27 %, selon le Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelles (CERIN).
- Le coût de l’obésité
L'obésité a un coût économique important. Ce coût est dû aux dépenses médicales croissantes et une plus faible productivité du travail des personnes en surcharges pondérales. En effet selon l'Organisation Internationale du Travail, "Les études ont montré que le risque d'absentéisme est deux fois plus élevé chez les travailleurs obèses que chez les travailleurs sains. L'obésité représente 2 à 7% des dépenses totales de la santé dans les pays industrialisés. Aux Etats-Unis, on éstime le coût occasionné par l'obésité à 99,2 milliards de dollars".
En France, on estime le coût de l'obésité à environ 8% des dépenses de santé : le coût annuel de l'obésité s'élèverait environ à 2,59 milliards. Au rythme actuel de progression du phénomène, le coût de l'obésité pourrait doubler d'ici 2020 (Rapport parlementaire – 2011)
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