Prévention alimentaire : agir contre l'obésité et les maladies cardio-vasculaires

L’alimentation a des conséquences avérées sur le développement des maladies les plus répandues en France. L’équilibre nutritionnel, une consommation variée, avec une répartition satisfaisante des quantités ingérées permettent de préserver un bon état de santé et la qualité de vie. La nutrition représente une priorité de santé publique en France.
En Europe, six des sept principaux facteurs de risque de mort prématurée (pression sanguine, cholestérol, indice de masse corporelle, consommation insuffisante de fruits et légumes, manque d'activité physique, conduite addictive) sont liés à l’alimentation, à la consommation d’alcool et à l’activité physique, (le septième facteur étant la consommation de tabac).
Un régime équilibré, associé à une activité physique régulière, sans consommation de tabac sont des facteurs importants de promotion et de conservation d'une bonne santé (Commission européenne).
Selon l’OMS, la consommation d’un minimum de 600 grammes de fruits et de légumes par jour pourrait réduire le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et le développement de certains cancers. La prévention alimentaire joue un grand rôle dans le maintient de la santé.
Prévention alimentaire en entreprise : La prévention de l’obésité
L’obésité caractérise une personne ayant une surcharge pondérale : elle correspond à une masse corporelle trop importante, due à l’accumulation de tissus adipeux (graisseux). Le surpoids progresse de manière significative en Europe. L’obésité représente l’une des premières causes de mortalité et l’un des principaux problèmes de santé publique : elle est à l’origine de nombreuses maladies chroniques. La progression de l'obésité infantile est particulièrement inquiétante.Les répercussions de l’obésité sur la santé sont multiples et généralement associées à une augmentation des calories consommées ou une baisse d’activité physique.
Les principales causes de déséquilibre alimentaire sont : une alimentation trop riche en calories (excès de matières grasses, de boissons sucrées ou alcoolisées), des rythmes alimentaires aléatoires (suppression d’un repas, heures variables, etc.), des prises alimentaires hors des repas (grignotages), des régimes successifs et non adaptés.
Cependant, les individus réagissent différemment face aux facteurs favorisants l’obésité. Les raisons d’une obésité peuvent être plus complexes, car liées parfois à des causes métaboliques, génétiques, comportementales et psychologiques. Le facteur alimentaire joue un rôle essentiel dans la survenue de l’obésité (apport calorique excessif, supérieur aux besoins individuels, etc.).
L’obésité perturbe les fonctions mécaniques, métaboliques et physiologiques de l’organisme : elle touche la quasi-totalité des organes du corps humain. Les conséquences de l’obésité peuvent se manifester notamment par un diabète de type 2, des maladies cardiaques, une hypertension, des problèmes circulatoires, des troubles voire une insuffisance respiratoires, des maux d’estomac et des reflux gastriques, de l’arthrose des articulations (portantes), une incontinence urinaire à l’effort, une apnée du sommeil, un syndrome d’hypoventilation liée à l’obésité, etc.
L’excès pondéral touche toutes les catégories socioprofessionnelles mais plus particulièrement certaines professions : les agriculteurs, les ouvriers, les artisans et commerçants. On recense moins d’individus obèses chez les cadres et les professions intellectuelles supérieures (étude INVS 2008).
L’obésité serait à l’origine d’un absentéisme plus important : les salariés en surpoids seraient plus susceptibles de s'absenter du travail, leur productivité serait parfois réduite (notamment lors de la réalisation de tâches physiques), les travailleurs obèses souffriraient d'un stress professionnel plus élevé et d'un plus faible soutien de la part de leurs collègues (l’étude Obésité et travail réalisée par "Statistics Canada" 2009).
La prévention de l'obésité au travail est une forme de prévention alimentaire qu'une société doit mettre en place.Prévention alimentaire en entreprise : la prévention des maladies cardio-vasculaires
L'obésité est un facteur de risque majeur dans l’apparition de maladies cardio-vasculaires. Ces pathologies représentent la première cause de mortalité en France et dans le monde. L’OMS estimait à 17,5 millions le nombre de décès liés aux maladies cardio-vasculaires pour 2005, soit 30 % de la mortalité mondiale totale.
Les maladies cardio-vasculaires regroupent un ensemble de troubles touchant le cœur et les vaisseaux sanguins :
- les cardiopathies coronariennes (affectant les vaisseaux sanguins qui alimentent le cœur)
- les artériopathies périphériques (affectant les vaisseaux qui alimentent les membres supérieurs et inférieurs : bras et jambes)- les cardiopathies rhumatismales (affectant le muscle et les valves cardiaques et résultant d’un rhumatisme articulaire aigu, causé par une bactérie streptocoque)
- les maladies cérébrovasculaires (touchant les vaisseaux sanguins alimentant le cerveau)
- les malformations cardiaques congénitales (malformations de la structure du cœur présentes dès la naissance)
- les thromboses veineuses profondes et les embolies pulmonaires (obstruction des veines des jambes par un caillot sanguin, susceptible de migrer vers le cœur ou les poumons).
Les pathologies cardio-vasculaires ont de multiples origines : nutritionnelle, génétique, l’obésité, la sédentarité, le tabagisme, l’hypertension, le diabète, etc.
Les facteurs alimentaires ont un rôle essentiel dans la survenue d’une maladie cardio-vasculaire, et joue un rôle important dans la prévention alimentaire :
- l’excès de cholestérol (hypercholestérolémie) provoque un dépôt sur les parois des artères, formant des plaques graisseuses pouvant s'épaissir (plaques d'athérome). La circulation du sang dans les artères est alors perturbée et réduite, favorisant la formation de caillots et les risques d’infarctus du myocarde, d'accidents vasculaires cérébraux (AVC), d’embolies pulmonaires, d'artérite, etc.
- une alimentation riche en graisse : une alimentation trop riche, notamment en graisse (et en sucre) est souvent à l’origine d’une hypercholestérolémie. Les liens entre la survenue de maladies des artères du cœur et une alimentation trop riche en graisse et cholestérol sont clairement établis.
De nombreux décès prématurés liés aux maladies cardio-vasculaires (cardiopathies et AVC notamment) pourraient être évités en consommant une alimentation saine, en privilégiant un régime alimentaire riche en fruits et en légumes, en consommant le moins possible de denrées riches en graisses, en sucre et en sel ; en se maintenant à un poids stable ; en pratiquant régulièrement une activité physique et en réduisant l’exposition à la fumée de tabac.
Dans le milieu professionnel, certains troubles psychosociaux présents dans l’entreprise (stress chronique notamment) peuvent être néfastes à la santé et favoriser les maladies cardio-vasculaires (hypertension, infarctus). En effet, la réponse physiologique à des contraintes psychologiques entraîne : une élévation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, une hyper-aggrégabilité plaquettaire, une insulino-résistance, une hypertrophie myocardique, etc. Ces phénomènes physiologiques favorisent considérablement les risques de pathologies cardio-vasculaires.
Les entreprises peuvent mettre en place une prévention alimentaire particulière pour ses salariés pour prévenir les maladie cardio-musculaires.
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