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Bruit au travail et nuisances sonores au travail : les chiffres clés

Bruit au travail et nuisances sonores au travail : les chiffres clésLe bruit au travail et les nuisances sonores représentent un risque professionnel fréquent sur les lieux de travail. En milieu professionnel, les sources de bruit liées aux machines et procédés industriels sont multiples : travaux par percussion, manutention des matériaux, jets industriels, machines électriques, moteurs à combustion interne, rotors, pistons, explosifs, pompes ou compresseurs, matériel de forage, etc.

Le bruit est reconnu comme cause de maladies professionnelles depuis 1963 (tableau n°42 des maladies professionnelles relatif à la surdité provoquée par les bruits lésionnels).
 
Le bruit au travail fait partie des facteurs de pénibilité, définis par le décret nº 2011-354 du 30 mars 2011.


Le bruit et les nuisances sonores au travail

 
Le bruit se définit comme un ensemble de sons provoquant une gêne et ne peut se mesurer que sur des critères perceptifs et biologiques. Lorsque le niveau sonore est trop élevé, le bruit perçu devient gênant mais aussi dangereux. Le niveau du bruit se mesure en décibels, à l’aide d’un sonomètre. Le niveau sonore correspond à la quantité de bruit reçu, qui résulte de l’exposition sonore à un poste de travail par exemple. Le niveau sonore ou intensité sonore perçu par l’oreille s’exprime en décibels pondéré dB(A) (décibel A) : lors d’une exposition durant 8 heures par jour à 80 dB(A), le seuil de nocivité est déjà atteint. L'exposition au bruit doit être compatible avec la santé des salariés, pour notamment garantir la protection de l'ouïe. Le bruit fait l’objet d’une réglementation précise.
 
Une exposition répétée au-delà d’un certain seuil peut dégrader les capacités auditives voire aboutir à une surdité. Les conséquences et dysfonctionnements liés au bruit sont nombreux : difficultés lors de la réalisation d’une tâche, fatigue physique et nerveuse, baisse de concentration, risque d’accident accru. Le bruit au travail et les nuisances sonores est souvent révélateur de conditions de travail non adaptées aux salariés.

Chiffres clés concernant le bruit au travail et les nuisances sonores
 

- En 2010, 20% des salariés sont exposés à des bruits supérieurs à 85 dB(A), toutes durées d’exposition confondues, contre 18% en 2003.
Cette hausse concerne l’ensemble des catégories professionnelles mais est particulièrement marquée pour les ouvriers (1)

-
La proportion de salariés lourdement exposés au bruit (supérieur à 85 dB pendant 20 heures ou plus par semaine) est restée stable autour de 6 % depuis 1994 mais la part des salariés lourdement exposés au bruit et ne disposant pas d’une protection auditive s’est réduite, passant de 2 % en 1994 à 1 % en 2010. 85 dB(A) (1) 
 
- Plus de trois millions de salariés français sont exposés de manière prolongée sur leur lieu de travail, à des niveaux de bruit potentiellement nocifs. Le coût moyen d’une surdité professionnelle indemnisée par la sécurité sociale représente près de 100 000 euros, ce qui en fait l’une des maladies professionnelles les plus coûteuses. (2)

- Le bruit est responsable de 11% des accidents du travail et de 15% des journées de travail perdues (3)

- Un actif français sur deux se déclare gêné par le bruit au travail : 17% très fréquemment, 14% souvent et 20% parfois, soit 51% des personnes interrogées. Contrairement aux idées reçues, le tertiaire est concerné. 53 % des interrogés exerçant dans le secteur des services se disent fréquemment ou souvent gênés (voix, téléphone…) (4)

- Près de la moitié des actifs gênés se plaint de répercussions sur le comportement ou la santé. Il s'ensuit pour 58% d'entre eux une modification du comportement (énervement, nervosité), une baisse de l'audition (sifflements, bourdonnements) pour 36% et de la santé en général (maux de tête, perte de sommeil, angoisse) pour 29% (4)

- Les catégories sociales les plus touchées sont les agriculteurs (71% fréquemment ou souvent) et les ouvriers (70%). Les secteurs d'activité les plus affectés sont l'industrie et la construction où 68% des actifs sont gênés fréquemment ou souvent, ainsi que les commerces (60%) (4)

- Les entreprises de 200 salariés et plus connaissent les plus importants dérangements, 68% de leurs employés gênés par le bruit l'étant fréquemment ou souvent (4)

- Seuls 4 actifs sur 10 disent avoir à disposition des protections auditives. Parmi eux, une très large part les utilise : 43% systématiquement et 39% parfois (4)

Sources :
 
(1) Sumer 2010
 
(2) Assurance maladie
 
(3) Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie - Ademe
 
(4) Enquête Ipsos réalisée entre novembre et décembre 2007, dans le cadre de la journée nationale de l'audition du 13 mars 2008

 

 

Écrit par Docteur Vincent Bonniol
Créé le Mardi, 28 Avril 2009 00:00
Mis à jour le Vendredi, 09 Janvier 2015 09:42
 
 
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