Pénibilité au travail : les facteurs de risques
.jpg)
Qu’ils soient de nature psychique ou physique, les facteurs de pénibilité au travail sont nombreux et peuvent altérer, à plus ou moins long terme, la santé des salariés.
Des contraintes physiques marquées
L’existence sur le long terme de contraintes physiques dans le travail est un facteur de pénibilité pour les salariés.
Ces contraintes comprennent :
- le port de charges lourdes (concernant la manutention et le port de charges lourdes, il existe des normes spécifiant les charges maximales de confort en fonction du tonnage journalier exigé pour une tâche donnée)
- les différentes postures de travail :
- la posture debout peut provoquer des insuffisances circulatoires, des douleurs du dos et la sensation de jambes lourdes
- la posture assise peut entrainer des contraintes articulaires, une rigidité de la tête et du cou. Le travail devant un écran peut induire des problèmes de postures et l'apparition de troubles musculo-squelettiques (TMS), particulièrement des affections des tendons comme celles du canal carpien.
Un environnement de travail agressif
L'exposition à des produits toxiques pour la santé, qu'ils soient d'origine physique, chimique ou biologique, est un facteur de risques de pénibilité. La loi impose le recensement des risques et la mise en œuvre de plans d'action pour les réduire ou les éliminer. Des limites maximales d'exposition ont été déterminées.
Travailler dans un environnement où les températures sont extrêmes, froides ou chaudes (travail en chambre froide, en forge, à l’extérieur) peut être également contraignant pour les salariés.
Le bruit est également un facteur de risques de pénibilité : à partir de 80 dB, il y a un risque potentiel pour la santé, et à partir de 90 dB, un risque certain.
Un rythme de travail difficile
La pénibilité peut également dépendre des horaires de travail. Les travaux en horaires atypiques (décalées, alternées, discontinues, le travail posté, le travail de nuit, le travail le week-end…) peuvent être contraignants notamment parce qu’ils perturbent les rythmes biologiques, sociaux et familiaux.
Les situations déstabilisantes
Lorsque l’on parle de pénibilité, il faut aussi prendre en compte les risques psychosociaux, qui sont liés à l’organisation du travail, aux méthodes de management et au stress qu’elles génèrent.
Le travail en urgence peut être usant pour le salarié. Il inclut les situations imprévisibles nécessitant d'abandonner une tâche pour une autre sans terminer la première, de changer fréquemment de tâches ou de pallier à une absence en changeant momentanément de poste.
Le décalage entre les objectifs à atteindre et les moyens mis à disposition pour y parvenir, le manque d’autonomie, le manque de reconnaissance du travail accompli, la mauvaise qualité des relations avec les collègues et les supérieurs… sont autant de sources de stress pour le salarié.
Par ailleurs, les personnes en contact avec le public peut peuvent être confrontées au manque de considération ou parfois à de l’agressivité.
Le décret du 30 mars 2011 fixe la liste des facteurs de risques professionnels
Ils sont classés en trois catégories :
- les contraintes physiques marquées : manutentions manuelles de charges, postures pénibles (positions forcées des articulations, vibrations mécaniques,
- l'environnement physique agressif : agents chimiques dangereux (y compris les poussières et les fumées), activités exercées en milieu hyperbare, températures extrêmes, bruit,
- les rythmes de travail : travail de nuit, en équipes successives alternantes, travail répétitif.
Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.






